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LE COQ NOIR NE CHANTERA PLUS

dimanche 3 mars 2002, par Rezki Mammar

Le chef de la plus vieille guérilla africaine vient de mourir les armes à la main le 22 février. Avec Jonas Savimbi, leader de l’Unita, l’Union nationale pour l’indépendance totale de l’Angola, disparaît une grande figure africaine, du moins dans la catégorie lutte armée.

Le Messager adresse ses adieux à l’éternel rebelle, celui qui se présentait en 1964 comme « un cailloux dans la chaussure » de la dictature portugaise. Contre Lisbonne, puis contre le régime marxiste de Luanda, Jonas Savimbi a été de tous les combats, méritant ainsi son surnom de « Coq Noir ». L’avenir de l’Angola passe cependant par la démilitarisation de la guérilla. Selon Le Soleil, le président Eduardo Dos Santos estime qu’une normalisation politique prendra au moins deux ans : « tout dépend de la bonne volonté de ceux qui ont encore les armes à la main ». Et que fera l’Unita ? Affaiblie, orpheline, décapitée, chaque journal y va de son adjectif. Selon Le Figaro, un autre chef émergera à coup sûr et surtout « L’exploitation sauvage des diamants (...) ne va pas s’arrêter avec la mort de Savimbi ». Le Soir, s’avance sur le terrain économique. Pour liquider le mouvement, il faut s’attaquer à la plaque tournante du trafic, située précisément en territoire belge. « La Belgique pourrait y jouer un rôle très spécifique : la répression des quelque seize diamantaires présents à Anvers qui alimentent les caisses de l’Unita ».

Jour de pêche en Kabylie

Madagascar s’enfonce chaque jour dans un tout autre type de guerre civile, surréaliste. Faute de mots, la meilleure illustration se trouve en dessin dans les colonnes de Madagascar Tribune sous la forme d’un jeu de mot sur le nom de Marc Ravalomanana. La scène se passe dans la rue, un groupe de manifestants réclame la « loi marciale » Le Président bis autoproclamé vient en effet de présenter son gouvernement.

Certains observateurs ont pu noter une moindre mobilisation de la population dans les rues d’Antananarivo. Jeune Afrique explique cependant qu’en raison du jour de versement de leur salaire, de nombreux habitants de la capitale ont du aller percevoir leur paie en ce 1er mars.

Autre élection inquiétante, cette fois-ci en Algérie. Les prochaines législatives ont lieu le 30 mai, sans la Kabylie. Dans cette région montagneuse située à l’Est d’Alger, les émeutes n’ont pas cessé depuis avril dernier. Selon Le Quotidien d’Oran, les opposants refusent de cautionner une « démarche électoraliste ». Les « aârouch », élus par les conseils des villages kabyles, refusent la tenue d’un scrutin, tant que les revendications démocratiques et sociales n’auront pas été entendues par les autorités. Interrogé par Le Matin, l’un des représentants du mouvement déclare « Nous empêcherons la mascarade électorale à venir, et la Kabylie en tout cas est décidée à faire du jour du vote un « jour de pêche » ».

Cette semaine, la presse publie deux articles en référence à l’histoire algérienne. Le Nouvel Observateur consacre un dossier à ce qu’il nomme les « derniers secrets » de la guerre d’Algérie, relatant les horreurs commises par les deux camps. De son côté, Le Matin rend hommage à un intellectuel kabyle un peu oublié à l’étranger treize ans après sa mort. A la fois écrivain d’expression française, grammairien berbère et scénariste, Mouloud Mammeri a été le précurseur de la coexistence linguistique dans son pays.

Les dindons de la farce

Des nouvelles de la langue française. La chroniqueuse du Devoir Odile Tremblay revient sur un problème sensible au Québec : le doublage des films hollywoodiens en français. Les Américains refusent de faire deux versions de chaque fiction, une pour le public européen, une autre pour les Canadiens francophones. Problème ; la loi française refuse l’importation d’une version québécoise mais ne se gène pas pour exporter la version hexagonale. « Nous sommes les dindons de la farce » s’insurge la journaliste ». A lire La Presse, on apprend que les francophones savent heureusementse mettre d’accord sur d’autres questions. Montréal accueillera en septembre prochain la première conférence internationale francophone sur le contrôle du tabac. L’occasion pour les 50 pays invités d’unir leurs efforts face à un même fléau. Le Québec, champion le plus bas taux de tabagisme, comparé aux autres participants espère « offrir de l’aide aux pays en voie de développement, où les fabricants de tabac tentent d’accroître leurs parts de marché ». Alors Jack Lang, à quand une conférence à Paris sur l’exception culturelle ?

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